Félicia Lavigne à St-Louis : »Cars rapides »

Photos de Félicia Lavigne

support : PHOTO SUR FOREX

prix unitaire : 40 000 fcfa / 62 euros

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Je suis née à Paris en Juin 1976.

Pendant ma jeunesse, après avoir fait des études de psychologie à l’université, je me suis orientée vers des études audiovisuelles et cinématographiques. J’ai également travaillé en tant qu’iconographe pour la presse écrite, au service photo de prestigieux magazines, ce qui m’a permis de développer mon goût pour l’image, le cadre, le reportage. Ma vie s’est ensuite tournée vers d’autres horizons et j’ai quitté la France en 2003, dans le cadre d’une mutation professionnelle de mon mari,  pour m’envoler vers la Guyane, à Saint Laurent du Maroni, à la frontière du Surinam. Là-bas, j’ai collaboré avec la presse locale pour la rédaction d’articles et la publication de reportages photos. Je suis ensuite devenue enseignante auprès d’une population locale très métissée composée d’amérindiens, laotiens, créoles guyanais, bushinengués « les noirs marrons » du fleuve.

Après plusieurs années passées sur cette terre d’Amazonie, je suis partie pour la Martinique, puis pour le Sénégal, à Dakar où j’habite depuis 2013. J’ai enseigné le français pendant un an et demi à l’Institut français. Passionnée de photo et de cinéma (et d’équitation !) depuis toujours, j’ai trouvé dans les rues de Dakar une source inépuisable d’inspiration pour mes images. J’ai alors décidé de travailler principalement sur deux thèmes : les cars rapides et les chevaux. Le car rapide, véritable symbole du Sénégal, vraisemblablement amené à disparaitre, a d’ailleurs fait son entrée au Musée de l’Homme de Paris en 2015. Il représente pour moi un très bel exemple d‘art populaire qui arbore des décorations soignées, couleurs vives, dessins de lutteurs, inscriptions et amulettes où se mêlent invocations religieuses et païennes. Petit à petit, avec mon appareil photo, je me suis rapprochée de ces cars et de leurs passagers, et surtout de leurs passagères, dont j’adore les parures et les coiffes, colorées, lumineuses, dont la gaieté tranche parfois avec la dureté de la rue. J’ai tenté de saisir quelques ambiances, un sourire, un bras qui dépasse, un visage pensif à la fenêtre, des femmes assises côte à côte.