WAX-ART : Malick Welli et Amadou Mbodj du 8 juin au 9 juillet 2017

Depuis quelques années, le wax fait son grand retour sur la scène internationale en investissant, par exemple, les vitrines des grands magasins de l’ave Hausmann à Paris ou  les podiums de grands créateurs. Le wax a dépassé ses frontières et n’est non plus seulement hollandais, indonésien ou africain, il est devenu un tissu incontournable mondial.

Au-delà de la mode vestimentaire, le wax a également un caractère artistique qui est, en général, peu mis en perspective. La Galerie Arte vous présente deux artistes émergents mais non moins talentueux qui déclinent leurs œuvres autour du wax : un doyen, designer textile, Amadou Mbodj et un jeune photographe, Malick Welli.

Amadou Mbodj, né en 1948, dessine depuis plus de cinquante ans des maquettes de tissus wax. Il a été formé à l’ancien Institut privé artistique Bieth et Perret de Dakar dans les années 60….Cette époque coincide avec la foisonnante période artistique de l’Ecole de Dakar. 

Artiste de l’ombre durant toute sa carrière, il a été pourtant à la base de la chaine de production de wax des 2 grandes sociétés sénégalaises de production textile – Sotiba Simpafric et Cosetex – fermées, hélas, depuis plus d’une quinzaine d’années. Amadou a dessiné les planches qui ont servi à la gravure industrielle du wax « made in Sénégal ». C’est lui qui a créé les prototypes de ce légendaire tissu en y choisissant les motifs, la composition et les couleurs vives et chatoyantes faisant le succès de ces imprimés, ceci bien avant l’assistance de création par ordinateur. 

Ainsi, sans qu’il en ait eu conscience, Amadou Mbodj, jusqu’à ce jour méconnu de la scène artistique est un des premiers artiste designer du Sénégal. Aujourd’hui, la Galerie Arte a décidé de lui rendre hommage et pour cette exposition, Il a accepté de redessiner, pièce par pièce, à l’encre de chine et à la gouache comme avant, les prototypes qui ont eu le plus de succès durant sa carrière. 

Malick Welli est un jeune photographe sénégalais. Après des études en gestion et en administration, il se passionne en 2012 pour la photographie et décide d’en faire une carrière. Fasciné par les représentations des relations affectives entre les individus, il perfectionne son art autour du portrait, dans une approche artistique qui positionne l’humain au cœur de son travail. Il étudie les photos de studio des photographes ainés et se perfectionne dans ce secteur. Il reviste ainsi, en couleur, la photo de studio dans le style de sa génération. Le rapprochement des personnages appelle au questionnement des rapports humains.

La série « Journal d’un retour au village natal » a été exposée à l’hôtel Le Djoloff lors de la Biennale de Dakar 2016 et Malick vient de décrocher une exposition chez Keur Fall à Saint-Louis, organisée pendant le festival du Fleuve en Couleurs. Le wax est présent sur toutes ses photographies.

Malick et Amadou exposent pour la première fois à la Galerie Arte.